La sixième remise estivale du Prix Evrard a salué le tempérament créatif et les qualités du travail de trois jeunes professionnelles en fin ou en cours de formation.

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À l’Académie de Meuron, école d’arts visuels de Neuchâtel, il a été traditionnellement partagé en deux : un prix principal récompensant un travail de fin de formation, et un prix d’encouragement décerné à un « talent émergent » de première année. Le premier a été attribué à Pauline Lestrade, pour son original et remarquable travail personnel autour du corps, de ses éléments, « mis en scènes » avec humour et profondeur à la fois, et recourant à une intéressante mixité de techniques (peinture, modelage, terre cuite, sculpture, objets récupérés…). Le second est allé à… une deuxième Pauline, Chevance de son patronyme (médaillon), dont le jury a relevé la cohérence et la pertinence de son travail, encore à ses tout débuts et donc non encore présentable, sur le thème des bêtises d’enfants. Le vernissage de l’exposition publique de la dizaine d’œuvres de Pauline Lestrade accrochées dans une des salles du Centre d’art Neuchâtel a servi de décor à la cérémonie de remise officielle du prix par le directeur Fred Fischer, dont on a appris avec regret le prochain départ après 9 ans de fructueux travail. À cette occasion, il a encore souligné, comme à son tour la présidente de l’ArAE Mary-Jane Monsch, l’importance que revêt la qualité de la formation initiale et continue dans les professions artistiques - que le Prix Evrard veut contribuer à encourager.

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À l’École d’arts appliqués de La Chaux-de-Fonds, le prix a récompensé la qualité du travail, le talent mais aussi la volonté tenace de Marie-Gabrielle Jakob. Ses bons résultats tout au long de sa formation de graveuse, sont d’autant plus méritoires qu’elle les a obtenus en dépit de ses problèmes de dysphasie et de dyslexie qu’elle est parvenue à largement surmonter, dans le cadre d’un efficace partenariat entre le CERAS (Centre régional d’apprentissages spécialisés) qui avait déjà encadré tout son cursus scolaire, et son maître Jacques Rais, responsable de la classe de gravure de l’EAA. Son très bon travail de diplôme, réalisé pour et en collaboration avec l’entreprise de haute horlogerie qui collabore depuis une douzaine d’années avec l’EAA,
témoigne de la maîtrise et de l’inventivité dont elle fait déjà preuve dans son métier à travers de superbes pièces dont le « naturalisme » contemporain se rattache à la tradition art nouveau des origines de l’EAA. Ce n’est pourtant ni par tradition scolaire, ni par tradition familiale, mais au hasard d’un stage, que cette lauréate est, comme elle le dit, « tombée amoureuse de la gravure ». Et ce n’est que pour mieux nourrir, développer, enrichir cette passion qu’elle va maintenant entreprendre sa formation complémentaire en design d’objets horlogers. Dont, cerise sur le gâteau de sa détermination, elle vient de réussir les examens d’admission…

EVRARD, le livre

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L’ouvrage le plus complet consacré à André Evrard, sorti de presse en septembre 2015, est toujours disponible. Vous pouvez le trouver en librairie ou nous commander des éditions de tête signées et numérotées, avec une aquarelle ou une gravure de l’artiste, à des conditions attrayantes. Profitez-en ! > en savoir plus

Découvrir les cinq artistes de l’atelier du Jardin du Prince

Nécessairement éphémère et exclusivement visuelle, la révélatrice exposition accrochée du 12 juin au 10 juillet 2022 aux cimaises de la Galerie Jonas du Petit-Cortaillod a heureusement été en quelque sorte pérennisée par les plus de cent pages du cahier n° 154 de la Nouvelle Revue Neuchâteloise, paru à cette occasion sous la signature de l’historien Patrice Allanfranchini, et disponible en librairie ou chez l’éditeur. Une publication qui ajoute à la rétrospective artistique la dimension historique de cet originale « annexe » créative de l’« acropole neuchâtelois » !

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On y apprend comment et pourquoi le maréchal Berthier, prince de Neuchâtel, avait décidé en 1805 d’aménager un jardin public botanique et d’agrément à la place des vignes qui prolongeaient vers l’ouest la colline du Château. Puis comment et pourquoi y fut installée quelques années plus tard une poudrière qui en interdit provisoirement l’accès. Enfin, comment et pourquoi le parc fut racheté par le riche commerçant Edouard DuBois, avec la poudrière entre temps désaffectée, qu’il fit transformer en atelier pour son fils peintre, puis à la mort prématurée de celui-ci, qu’il légua à l’Etat pour que la bâtisse garde durablement cette affectation d’atelier d’artiste. De 1870 à 2020, ils ne furent que cinq à illustrer cette volonté exaucée Mais du 19e au 21e siècle, des avatars de l’Ancien Régime à ceux de la République, les lieux ont aussi porté les stigmates successifs de l’évolution sociale, économique et politique du pays. Il n’était pas inutile d’en rappeler la valeur, pour que la saga se poursuive.



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