Prix Evrard 2022 : des créatrices de tempérament
 
 

La sixième remise estivale du Prix Evrard a salué le tempérament créatif et les qualités du travail de trois jeunes professionnelles en fin ou en cours de formation.

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À l’Académie de Meuron, école d’arts visuels de Neuchâtel, il a été traditionnellement partagé en deux : un prix principal récompensant un travail de fin de formation, et un prix d’encouragement décerné à un « talent émergent » de première année. Le premier a été attribué à Pauline Lestrade, pour son original et remarquable travail personnel autour du corps, de ses éléments, « mis en scènes » avec humour et profondeur à la fois, et recourant à une intéressante mixité de techniques (peinture, modelage, terre cuite, sculpture, objets récupérés…). Le second est allé à… une deuxième Pauline, Chevance de son patronyme (médaillon), dont le jury a relevé la cohérence et la pertinence de son travail, encore à ses tout débuts et donc non encore présentable, sur le thème des bêtises d’enfants. Le vernissage de l’exposition publique de la dizaine d’œuvres de Pauline Lestrade accrochées dans une des salles du Centre d’art Neuchâtel a servi de décor à la cérémonie de remise officielle du prix par le directeur Fred Fischer, dont on a appris avec regret le prochain départ après 9 ans de fructueux travail. À cette occasion, il a encore souligné, comme à son tour la présidente de l’ArAE Mary-Jane Monsch, l’importance que revêt la qualité de la formation initiale et continue dans les professions artistiques - que le Prix Evrard veut contribuer à encourager.

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À l’École d’arts appliqués de La Chaux-de-Fonds, le prix a récompensé la qualité du travail, le talent mais aussi la volonté tenace de Marie-Gabrielle Jakob. Ses bons résultats tout au long de sa formation de graveuse, sont d’autant plus méritoires qu’elle les a obtenus en dépit de ses problèmes de dysphasie et de dyslexie qu’elle est parvenue à largement surmonter, dans le cadre d’un efficace partenariat entre le CERAS (Centre régional d’apprentissages spécialisés) qui avait déjà encadré tout son cursus scolaire, et son maître Jacques Rais, responsable de la classe de gravure de l’EAA. Son très bon travail de diplôme, réalisé pour et en collaboration avec l’entreprise de haute horlogerie qui collabore depuis une douzaine d’années avec l’EAA,
témoigne de la maîtrise et de l’inventivité dont elle fait déjà preuve dans son métier à travers de superbes pièces dont le « naturalisme » contemporain se rattache à la tradition art nouveau des origines de l’EAA. Ce n’est pourtant ni par tradition scolaire, ni par tradition familiale, mais au hasard d’un stage, que cette lauréate est, comme elle le dit, « tombée amoureuse de la gravure ». Et ce n’est que pour mieux nourrir, développer, enrichir cette passion qu’elle va maintenant entreprendre sa formation complémentaire en design d’objets horlogers. Dont, cerise sur le gâteau de sa détermination, elle vient de réussir les examens d’admission…



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