Découvrir les cinq artistes de l’atelier du Jardin du Prince
 
 

Mettre en évidence l’insolite et fécond foyer de création artistique constitué par l’atelier du Jardin du Prince, à Neuchâtel. C’est l’intéressante démarche initiée par le galeriste Guy de Montmollin, en connivence avec la Nouvelle Revue Neuchâteloise.

Voisin modeste et méconnu du monumental et emblématique ensemble que forment le Château et la Collégiale de Neuchâtel, ce discret bâtiment a notamment été durant quasi un demi-siècle le creuset où André Evrard a élaboré l’essentiel de son œuvre. L’avaient précédé, dans l’ordre antichronologique, Jean-François Diacon, Ferdinand Maire, Paul Bouvier et Charles-Edouard Dubois. Cinq artistes à la personnalité marquée, au style affirmé, dont la confrontation offre un saisissant concentré de 150 ans d’histoire de l’art pictural et de la valeur des talents d’ici qui ont contribué à l’écrire.

Nécessairement éphémère et exclusivement visuelle, la révélatrice exposition accrochée du 12 juin au 10 juillet 2022 aux cimaises de la Galerie Jonas du Petit-Cortaillod a heureusement été en quelque sorte pérennisée par les plus de cent pages du cahier n° 154 de la Nouvelle Revue Neuchâteloise, paru à cette occasion sous la signature de l’historien Patrice Allanfranchini, et disponible en librairie ou chez l’éditeur. Une publication qui ajoute à la rétrospective artistique la dimension historique de cet originale « annexe » créative de l’« acropole neuchâtelois » !

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On y apprend comment et pourquoi le maréchal Berthier, prince de Neuchâtel, avait décidé en 1805 d’aménager un jardin public botanique et d’agrément à la place des vignes qui prolongeaient vers l’ouest la colline du Château. Puis comment et pourquoi y fut installée quelques années plus tard une poudrière qui en interdit provisoirement l’accès. Enfin, comment et pourquoi le parc fut racheté par le riche commerçant Edouard DuBois, avec la poudrière entre temps désaffectée, qu’il fit transformer en atelier pour son fils peintre, puis à la mort prématurée de celui-ci, qu’il légua à l’Etat pour que la bâtisse garde durablement cette affectation d’atelier d’artiste. De 1870 à 2020, ils ne furent que cinq à illustrer cette volonté exaucée Mais du 19e au 21e siècle, des avatars de l’Ancien Régime à ceux de la République, les lieux ont aussi porté les stigmates successifs de l’évolution sociale, économique et politique du pays. Il n’était pas inutile d’en rappeler la valeur, pour que la saga se poursuive.



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